On connaît tous cette sensation redoutable : un matin, au réveil, impossible de tourner la tête. Une douleur aiguë, lancinante, qui transforme chaque mouvement en épreuve. Le diagnostic populaire tombe immédiatement : “J’ai un torticolis !”. Et si on vous disait que, pour un adulte, ce terme est un abus de langage qui cache une réalité bien différente ?
Nous allons déconstruire ce mythe et vous expliquer ce qui se passe réellement dans votre cou.
Le premier point essentiel à comprendre est que le terme “torticolis”, au sens médical strict, ne concerne pas les adultes. Il décrit deux situations bien précises :
Ce que nous, adultes, ressentons, est en réalité une cervicalgie aiguë. Et la source du problème n’est pas celle que l’on croit.
Quand votre cou se bloque brutalement, votre premier réflexe est de penser : “Mes muscles sont complètement noués !”. Vous avez raison sur la contracture, mais tort sur la cause.
Imaginez votre colonne cervicale comme une pile de 7 briques (vos vertèbres). Entre chaque brique, il y a un petit coussin amortisseur rempli d’un gel : le disque intervertébral. C’est lui le vrai chef d’orchestre de votre douleur.
Le spasme musculaire que vous ressentez, cette contracture du trapèze qui vous semble dure comme de la pierre, n’est qu’une conséquence. C’est une réaction de défense de votre corps.
“S’attaquer uniquement au muscle, c’est comme dévisser l’ampoule d’un voyant d’alarme sans chercher d’où vient le feu.”
Le “feu”, c’est une irritation ou une inflammation au niveau d’un disque cervical. Pour protéger cette zone fragile et empêcher le mouvement qui aggraverait la situation, votre cerveau ordonne aux muscles de se contracter. C’est un bouclier, un mécanisme de survie.
Ce blocage ne sort jamais de nulle part. Le mouvement brusque ou la mauvaise position de sommeil ne sont que les déclencheurs, la fameuse “goutte d’eau”. Le vase, lui, se remplit depuis des semaines, des mois, voire des années à cause de :
Un matin, le disque, déjà irrité, subit le mouvement de trop. Il “crie”, déclenche une inflammation, et le corps verrouille tout par précaution.
L’approche chiropratique vise à traiter la cause mécanique et non le symptôme.
En conclusion, la prochaine fois que votre cou vous lance une alerte, écoutez-le. Ne vous contentez pas de masser le muscle tendu, mais interrogez-vous sur la cause profonde. Comprendre ce mécanisme est le premier pas pour un soulagement durable et une meilleure santé cervicale.
Par Dr Nicolas Cotineau DC, Chiropracteur
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