La rhizarthrose

Introduction : Comprendre la rhizarthrose

La rhizarthrose, ou arthrose du pouce, est une pathologie dégénérative qui touche l’articulation à la base du pouce, appelée articulation trapézo-métacarpienne. Très courante chez les personnes de plus de 50 ans, elle est souvent la cause de douleurs handicapantes dans la vie quotidienne. Comprendre cette affection est essentiel pour en prévenir l’évolution et adopter les bonnes stratégies de traitement.

Anatomie de l’articulation trapézo-métacarpienne

Le pouce, véritable pilier de la main, doit sa mobilité exceptionnelle à l’articulation trapézo-métacarpienne, qui relie le premier métacarpien (l’os du pouce) à l’os trapèze (un des os du poignet). Cette articulation est une charnière essentielle permettant de nombreux mouvements : la préhension, le pincement, et la rotation. Ce rôle central explique pourquoi elle est si sollicitée au quotidien, ce qui la rend particulièrement vulnérable à l’usure avec le temps. Les cartilages présents à ce niveau amortissent normalement les chocs, mais avec la rhizarthrose, ces cartilages se détériorent progressivement.

"Hand and Wrist" par OpenStax College, disponible sous licence CC BY 3.0, via Wikimedia Commons.
Physiopathologie de la rhizarthrose

La rhizarthrose se développe lorsqu’il y a une usure progressive du cartilage de l’articulation trapézo-métacarpienne. En l’absence de ce cartilage protecteur, les os frottent directement les uns contre les autres, provoquant douleur, raideur et inflammation. Cette pathologie s’aggrave généralement avec l’âge ou l’utilisation excessive de l’articulation, comme c’est souvent le cas chez les personnes effectuant des tâches manuelles répétées. Au fil du temps, les mouvements du pouce deviennent de plus en plus douloureux et difficiles à réaliser, rendant des gestes simples comme ouvrir un bocal ou écrire particulièrement pénibles.

Les causes fréquentes de la rhizarthrose

Voici quelques-unes des principales causes de la rhizarthrose :

  • Vieillissement naturel des articulations.
  • Activités manuelles répétitives sollicitant l’articulation du pouce (couture, bricolage, etc.).
  • Précédents traumatismes ou fractures au niveau du pouce.
  • Facteurs génétiques favorisant l’apparition de l’arthrose.
  • Déséquilibres mécaniques au niveau de la main.
Les symptômes de la rhizarthrose

Les symptômes de la rhizarthrose sont variés et peuvent affecter la qualité de vie. Voici les signes les plus courants :

  • Douleur à la base du pouce, souvent aggravée par l’utilisation.
  • Raideur et perte de mobilité au niveau du pouce.
  • Gonflement visible autour de l’articulation trapézo-métacarpienne.
  • Perte de force dans la pince pouce-index.
  • Sensation de frottement ou de craquement lors des mouvements du pouce.
Comment diagnostiquer la rhizarthrose ?

Votre chiropracteur ou médecin va d’abord réaliser des tests spécifiques pour évaluer la mobilité et la sensibilité de votre pouce. Il examinera les signes extérieurs tels que le gonflement ou les déformations visibles. 

Ensuite, il pourra prescrire une radiographie ou échographie pour visualiser l’état de l’articulation et confirmer l’usure du cartilage. Ces imageries permettront d’établir un diagnostic précis et d’évaluer la gravité de l’arthrose.

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Quels traitements ?

Le traitement de la rhizarthrose dépend de la gravité des symptômes et peut inclure plusieurs approches :

  • Orthèses de repos : Ces attelles stabilisent l’articulation et soulagent la douleur en limitant les mouvements excessifs du pouce.
  • Électrostimulation intra-musculaire : Utilisée pour renforcer les muscles autour de l’articulation, cette technique permet d’améliorer la stabilité et la fonction.
  • Ondes de choc : Utilisées pour désensibiliser les récepteurs de la douleur et initier la réparation des tissus articulaires endommagés.
  • Cryothérapie : Réduisant l’inflammation grâce à un effet vasomoteur, elle favorise une récupération plus rapide.
  • Glucopuncture : Injection de glucose à 5 % juste sous la peau, elle accélère la cicatrisation et réduit la douleur sans effets secondaires.
  • Prolothérapie : Ce traitement consiste en l’injection de solutions irritantes, comme le dextrose hypertonique, dans les tissus entourant l’articulation. Cela stimule une réponse inflammatoire contrôlée qui favorise la régénération et le renforcement des tissus conjonctifs endommagés.
  • PRP (Plasma Riche en Plaquettes) : Cette technique consiste à prélever un échantillon de sang du patient, à en extraire les plaquettes riches en facteurs de croissance, puis à les réinjecter dans la zone lésée. Le PRP favorise la réparation des tissus, réduit l’inflammation, et accélère la récupération.

 

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Pour en savoir plus sur l’Électrostimulation intramusculaire: Cliquez ici

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Conclusion : Prendre en charge la rhizarthrose pour mieux vivre au quotidien

La rhizarthrose est une pathologie invalidante qui peut compliquer de nombreux gestes du quotidien. Toutefois, un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée permettent de limiter la progression de la maladie et d’améliorer la qualité de vie. Si vous souffrez de douleurs au pouce, il est important de consulter un chiropracteur ou un spécialiste pour bénéficier d’un traitement sur mesure.

Par Dr Nicolas Cotineau DC, Chiropracteur

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