Les neuropathies périphériques représentent un vaste ensemble de troubles affectant les nerfs en dehors du cerveau et de la moelle épinière. Elles entraînent souvent douleur, faiblesse et engourdissement, surtout aux mains et aux pieds. Face à cette prévalence, l’hydrodissection émerge comme une technique innovante offrant une lueur d’espoir pour les patients. Cette méthode non invasive utilise des injections d’eau sucrée isotonique (Dextrose/Glucose à 5%) ou des solutions salines (NaCl à 0,9%) pour “libérer” les nerfs coincés.
Contrairement aux traitements traditionnels, l’hydrodissection cible précisément les zones affectées, promettant ainsi une efficacité accrue avec moins d’effets secondaires.
L’hydrodissection est une technique innovante dans le domaine de la médecine musculo-squelettique, en particulier pour le traitement des neuropathies périphériques. Cette technique consiste à injecter un fluide isotonique (ne créant pas de lésion cellulaire) autour des nerfs périphériques pour les libérer de toute adhérence causée par des tissus cicatriciels, l’inflammation ou des compressions.
L’efficacité de cette méthode réside dans sa capacité à cibler précisément les zones problématiques sans endommager les tissus environnants. L’hydrodissection est guidée par échographie pour une précision optimale, permettant aux praticiens de visualiser et d’atteindre l’emplacement exact du nerf piégé, en répartissant le liquide tout autour de ce dernier. Cette approche innovante minimise les risques et améliore significativement l’efficacité du traitement, en offrant une alternative non chirurgicale aux patients souffrant de douleurs neuropathiques.
Au coeur de l’hydrodissection réside un mécanisme d’action sophistiqué, axé sur la libération des nerfs comprimés. Le fluide exerce une pression, créant un espace entre le nerf et les tissus environnants, ce qui réduit ou élimine le piégeage nerveux. Cette libération du nerf facilite une meilleure circulation sanguine et un échange de nutriments plus efficace, et encourage la guérison naturelle. L’utilisation de dextrose/glucose à 5% a une action métabolique locale (le nerf est très consommateur de glucose) elle permet de bloquer certains récepteurs à la douleur qui sont exprimés en cas de douleur chronique, enfin elle permet de modifier la transmission de la douleur par une action sur l’activité électrique du nerf lui même. Voir l’article sur la glucopuncture , pour comprendre ces mécanismes.
L’hydrodissection est particulièrement révélatrice pour son application dans des cas où d’autres traitements conservateurs ont échoué, offrant une amélioration significative en termes de réduction de la douleur et de récupération de la fonction nerveuse.
L’hydrodissection est principalement indiquée pour les patients souffrant de neuropathies périphériques résultant de nerfs coincés ou comprimés. Les conditions spécifiques incluent le syndrome du canal carpien, la neuropathie cubitale, la névralgie pudendale , la sciatique et d’autres neuropathies résultant de compressions nerveuses. Les candidats idéaux pour l’hydrodissection sont des patients chez qui les traitements conservateurs, tels que la physiothérapie ou les médicaments, n’ont pas réussi à procurer un soulagement substantiel. En outre, cette technique est également bénéfique pour les patients cherchant à éviter les interventions chirurgicales invasives. Avant de procéder à la technique, une évaluation clinique et échographique est effectuée pour identifier avec précision la localisation et le degré de piégeage nerveux. En cas de compression trop sévère l’indication chirurgicale sera portée.
Pendant le traitement, le patient est positionné de manière à optimiser l’accès au site d’injection et son confort. Sous guidage échographique, une aiguille est insérée avec précaution à proximité du nerf ciblé, et le fluide d’hydrodissection est alors injecté, et produit assimilable à celui d’un “karcher”. Ce fluide permet de séparer doucement le nerf des tissus environnants, réduisant ainsi la compression et facilitant le mouvement du nerf. Après l’intervention, quelques mobilisations sont réalisées, et des instructions spécifiques sont données au patient, telles que des recommandations d’exercices légers ou des précautions à prendre, pour encourager une récupération optimale. Les patients peuvent nécessiter plusieurs séances ( en moyenne 3 ou 4 ) selon la sévérité de leur condition et leur réponse au traitement. Dans certains cas, il sera nécessaire de compléter l’hydrodissection par des exercices de neuro-mobilisation qui pourront être réalisés sous supervision d’un physiothérapeute.
L’efficacité de l’hydrodissection dans le traitement des neuropathies périphériques est soutenue par des résultats cliniques prometteurs. Plusieurs études ont démontré une amélioration significative de la douleur, de la fonctionnalité, et de la qualité de vie chez les patients ayant subi cette procédure. Par exemple, une recherche a montré que les patients souffrant d’un syndrome du canal carpien modéré ont expérimenté un soulagement notable et durable de la douleur et une récupération de la mobilité après l’hydrodissection, supérieure à une injection classique de corticoides. De même, les patients avec des neuropathies causées par des compressions nerveuses autre qu’on niveau du poignet, ont rapporté une diminution de l’intensité de leur douleur et un retour à leurs activités quotidiennes. Ces résultats soulignent l’hydrodissection comme une alternative viable et efficace aux traitements plus invasifs, tels que la chirurgie, pouvant conduire à des périodes de récupération plus longues et à des complications potentielles. L’hydrodissection ne remplace pas la chirurgie en cas de compression sévère.
Lien vers une publication que nous avons produite sur un cas d’hydrodissection du nerf saphène, reprenant toutes les dernières informations scientifiques disponibles sur cette technique.
Indications de nerfs qui, s’ ils sont comprimés bénéficient de publications scientifiques pour pouvoir envisager une l’hydrodissection.
Rédigé par:
Grand-Baie : Chiropractic Care Center , Grand-Baie La Croisette (2ème étage)
Moka: Wellkin Hospital & Royal Green Hospital